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Bertrand Belin
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Bertrand Belin est un artiste complet, un poète à l’écriture singulière, il a beaucoup bâti depuis son précédent album Parcs. «Comment ça se danse», chantait-il sur Parcs, son précédent album. Ce n’était pas vraiment une question, mais dès l’ouverture de «Que tu dis», premier titre de Cap Waller, on sait qu’il a trouvé une réponse. Un appel du pied, le pied qui bat le rythme, le rythme qui fait avancer et transpose ses chansons vers une nouvelle forme fluide et hybride – qu’on pourrait baptiser folk-funk ; «Folle Folle Folle», si la musique de Bertrand Belin avait à tout prix besoin d’une étiquette. On le sait maintenant depuis un certain temps (Cap Waller est son cinquième album), Bertrand Belin est un maître-chanteur et maître-guitariste, qui a fait école et aurait pu déposer des brevets. Mais il ne sera jamais un ponte avachi sur ses lauriers. Il a un style et des obsessions profondes, mais aussi la volonté profonde de rester en mouvement, de ne jamais stagner dans une formule. Cap Waller, c’est un nouvel horizon pour Bertrand Belin, où il réinvente sa musique en saillies de guitares acérées et sensuelles, brûlantes, lancées comme des éclairs hypnotiques. «Ma mélomanie me porte à affectionner les musiques qui pulsent, que ce soit le mambo, la rumba, Caetano Veloso ou Mahmoud Ahmed. Simplement, j’ai longtemps eu du mal à accorder ce goût avec mes chansons et ce que j’ai à dire. Depuis toujours, je cherche une voie pour accorder tout ça. Progressivement, j’y arrive. J’ai écrit ces chansons pour mettre le corps en route…». Cap Waller n’existe sur aucune carte. Mais on peut imaginer que le Breton Belin a longé la côte vers le Sud, jusqu’à une Afrique imaginaire, vers ces confins où le désert rencontre l’Atlantique.

Aucun homme n’est une île, et chaque homme est un Robinson. Bertrand Belin, lui, continue d’explorer son archipel. Il a découvert Cap Waller : un point de vue précieux sur le monde.
 





Liens
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bertrandbelin.com
facebook.com/bertrandbelin


PHOTOS
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Contact
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Presse: Emilie Darveau
Radio: Myriam Lefebvre
Éditions: Roseline Rousseau-Gagnon

LES SPECTACLES
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Montréal, QC, 5e Salle de la Place des Arts - Francos de Montréal
21 juin 2019, 20:00

Québec, QC, L’Anti
27 juin 2019, 20:00

Tadoussac, QC, Scène Québecor (église) - Festival de la Chanson de Tadoussac
29 juin 2019, 19:00

Spectacles passés

albums
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Bertrand Belin - Persona
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«Petit à petit, l’oiseau fait son bec, dit "Bec", qui ouvre Persona. Et quand vient le soir/ Qui vient à coup sûr/ Il veut avoir dit quelque chose». Faire sens, en somme. Et aussitôt, le doute: «A-t-il eu le temps seulement / Est-il un volcan dormant?»  En une phrase, surgie des douces nappes de synthétiseur, cette chanson courte se tend comme un arc, sur un risque d’implosion. «On annonce un été/ de canadairs/ de ciels embrasés de canadairs», enchaîne la ballade hobo «Glissé redressé». L’apocalypse, en somme, mais qui finit dans une envolée de violon pleine de promesses, «Je me suis redressé/ Dans la tombe marine de Portbou/Dans la rose blanche de Corfou/Fin du sable sale/ Fin des tessons/ Fin de ma faim d’animal/ Fin de maudire les saisons». Tout Belin est là, dans cette tension entre dire et taire, dans cette danse entre se colleter le réel et le torpiller par la poésie, dans cette transe entre les faits et le fou, le dur et le doux, l’épure et l’épique, le sanglot et le swing. C’est avancer sur une ligne de crête.   

Persona n’est pas une chanson de l’album mais le rassemble, le lie. Persona embrasse. Mais quoi, mais qui? Comme toujours chez Bertrand Belin, on entrevoit des solitudes, des ruptures, des départs, des déclassements, thèmes totémiques. «Je n’ai pas envie d’enfermer mes chansons, leur ambiguïté est volontaire, dit Belin. Mes personnages ne sont jamais déclarés, ils flottent dans un monde sans vrai rebord, on ne sait pas leur âge, leur sexe, comment ils sont habillés, à quelle société ils appartiennent». Seule certitude: il est des leurs. Persona est une arborescence de vies sur le fil ou «Sur le cul», reliées par une attention fraternelle à l’humain qui vacille. Il n’est parfois que deviné, fragile point rouge qui danse la nuit dans les collines: «Il faut que cela soit quelqu’une ou bien quelqu’un/ Qui suit un sentier/ Quelqu’un de transi/ Quelqu’un qui fuit/ Qui cherche un pays/ Pour vivre/ Vivant/ De corps et d’esprit».


Bertrand Belin - CAP WALLER
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Bertrand Belin est un maître-chanteur et maître-guitariste, un artiste complet, un poète à l’écriture singulière. Cap Waller, son cinquième album, est un nouvel horizon pour l'auteur-compositeur-interprète français, où il réinvente sa musique en saillies de guitares acérées et sensuelles, brûlantes, lancées comme des éclairs hypnotiques. Cap Waller n’existe sur aucune carte. Mais on imagine que le Breton Belin a longé la côte vers le Sud, jusqu’à une Afrique imaginaire, vers ces confins où le désert rencontre l’Atlantique. Un album doré, solaire, chaloupé, dont les chansons visent la danse et l’amour, la pulsation du pied qui bat le rythme, ou celle du coeur ému.